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UNE
INFORMATIQUE PUISSANTE
Un dynamoptère qui navigue à grande vitesse à
linterface eau / air se trouve confronté à un état
de mer qui peut passer du rugueux au montagneux. Il nest pas utile
de mettre dans leau, autre chose que la dérive cylindrique
et ses gouvernes de positionnement. Par contre, ces éléments
doivent impérativement rester immergés pour être en
mesure de produire une force strictement égale et de signe contraire
à la force produite par les aériens et aussi maintenir vitesse
et direction de déplacement.
Dans ces conditions, la route surface du dynamoptère va plus ressembler
à la trajectoire optimisée dun missile qui fonctionne
en reconnaissance de terrain, quà celle dun bateau
qui fonce dans la plume à cap constant. Cest même encore
un peu plus compliqué dans la mesure où le terrain se modifie
en permanence.
Pour soutenir cette gageure, une armée de capteurs de tous ordres,
associée à une
«
centrale à inertie » semble nécessaire dentrée
de jeu. Nous allons devoir, en effet, à partir de la configuration
de la surface dans les secondes précédentes, calculer en
temps réel et avec une approximation suffisante, létat
de la surface dans les secondes à venir. Il va aussi être
nécessaire de calculer la trajectoire optimale de notre Dynamoptère,
de manière à éviter les grosses déferlantes
et, dune manière générale, les enfournements
pleine bille qui risqueraient de secouer inutilement la structure.
Notre informatique devra, de plus, contrôler les flux dénergie,
boucler les différentes consignes, assurer le pilotage automatique
et fournir toutes les aides que lon est en droit dattendre
dune bonne informatique de bord.
Note : Un tel système, capable de décourager
les informaticiens les plus chevronnés, na, à ma connaissance,
encore jamais existé. Il est cependant indispensable à la
bonne réussite de lensemble. Nous recherchons donc des
partenaires ( grandes écoles par exemple) capables de sattaquer
à un tel Annapurna.
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